RDC : promouvoir une culture locale de l’innovation,  l’un des objectifs d’un incubateur 

Kinshasa,18 mars 2026(ACP).-La nécessité d’incarner une souveraineté scientifique nationale pour promouvoir une culture locale de l’innovation a été relevée mercredi lors d’une formation à Kinshasa (capitale de la République démocratique du Congo) comme l’un des objectifs spécifiques de l’Incubateur du génie scientifique congolais (IGSC) du ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, recherche scientifique et innovation (ESURSI).

 «Incarner une souveraineté scientifique nationale en faisant émerger une culture locale de l’innovation, indépendante des modèles étrangers, en misant sur les spécificités du génie scientifique congolais ,contribuer à la sécurisation de la propriété intellectuelle, industrielle et artistique , est l’un des objectifs spécifiques  de l’incubateur de génie scientifique congolais», a signifié le professeur Michel Bisa, Directeur scientifique de l’IGSC.

Il s’agit également question de «Faire des établissements de l’ESURSI des industries de production et de commercialisation du génie scientifique, innovateur et créateur ,déployer des cellules d’accompagnement à travers le pays en mettant en place un réseau national d’ incubateurs, d’accélérateurs et de cellules de guettage technologique, connectées aux centres de recherche, écoles spécialisées et entreprises publiques/privées».

Le programme de formation de l’IGSC, a -t- il noté, prépare les professionnels à l’émergence des nouvelles technologies en intégrant les nanotechnologies, les biotechnologies, l’intelligence artificielle (IA) et les sciences cognitives dans les curricula de formation et repérage des opportunités valorisables industriellement au sein des résultats théoriques des recherches.

«La formation adoptera une approche pragmatique et multidisciplinaire, combinant des cours théoriques avec des ateliers pratiques, des études de cas réels et des simulations professionnelles jusqu’à l’implémentation des structures opérationnelles. Un programme de mentorat sera mis en place pour garantir l’application pratique des compétences acquises par les participants qui seront évalués sur des projets pratiques et se verront délivrer une attestation professionnelle avec un crédit universitaire spécifique», a expliqué le professeur Bisa.

L’IGSC a déjà mobilisé des facilitateurs parmi les meilleurs formateurs, experts, professionnels de l’innovation et praticiens du terrain commercial, industriel et entrepreneurial de la RDC, Afrique et au-delà. ACP/UKB 

Activités numériques en RDC : publication officielle de l’arrêté fixant les conditions d’autorisation

Kinshasa, 17 mars 2026 (ACP).- Le gouvernement de la République démocratique du Congo(RDC), à travers le ministre de l’Économie numérique, a rendu public mardi à Kinshasa l’arrêté fixant les conditions et modalités des demandes d’autorisation pour les activités numériques dans le pays, selon un communiqué consulté par l’ACP.

‎« Le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a signé, le 11 mars 2026, un arrêté  fixant les conditions et modalités d’examen de la  demande ainsi que de délivrance d’autorisations pour les activités et services numériques dont la publication officielle est intervenue ce mardi 17 mars en République démocratique du Congo », a-t-on lu.

‎Selon la source, ce texte s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Code du numérique de la RDC et vise à renforcer la régulation du secteur, tout en garantissant un environnement juridique clair pour les opérateurs. Il concerne aussi bien les entreprises congolaises qu’étrangères souhaitant offrir des services numériques sur le territoire national.

‎Le ministère a rapporté dans son communiqué que l’arrêté précise notamment les activités soumises à autorisation préalable. « Il s’agit, entre autres, des centres de données, des services de confiance numérique (signature électronique, certification, horodatage), de l’hébergement d’applications, ainsi que de grandes plateformes numériques telles que le cloud, les réseaux sociaux, les marketplaces, les fintech ou encore les moteurs de recherche. Les services numériques essentiels, jugés critiques pour le fonctionnement de l’État et de l’économie sont également concernés », a indiqué la source.

L’ARTPC obtient la mission d’instruction des demandes

‎Par ailleurs, cet arrêté confie à l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC), à titre provisoire, la mission d’instruction des demandes d’autorisation. 

‎« Cette structure est chargée de vérifier la conformité des dossiers, d’évaluer les capacités techniques et financières des demandeurs, et de formuler un avis au ministre qui dispose du pouvoir de décision finale », a révélé la source.

Elle a ajouté  que les entreprises devront soumettre un dossier complet comprenant notamment un plan d’affaires, des documents juridiques, fiscaux et techniques, ainsi que des preuves de fiabilité de leurs infrastructures. Un délai maximum de 30 jours est prévu pour l’instruction des demandes, tandis que le ministre dispose de 15 jours pour statuer.

‎L’autorisation, délivrée pour une durée de cinq ans renouvelable, impose des obligations strictes aux opérateurs, notamment en matière de sécurité des systèmes, de protection des données et de continuité des services. Toute infraction peut entraîner des sanctions allant de l’amende au retrait de l’autorisation.

‎Cependant, une période transitoire est accordée jusqu’au 30 juin 2026 pour permettre aux acteurs du secteur de se conformer aux nouvelles exigences. Passé ce délai, toute activité exercée sans autorisation sera passible de sanctions prévues par la loi.

‎À travers cet arrêté, a rassuré la source, le gouvernement entend structurer davantage l’écosystème numérique congolais, sécuriser les investissements et accompagner la transformation digitale du pays dans un cadre réglementaire modernisé.